Description
Introduction
En 2023 le Burkina Faso a connu la plus importante épidémie de dengue en Afrique. La coïncidence des périodes de haute transmission de la dengue et du paludisme rend probable des cas de co-infection. Cependant, cette co-infection n’est pas toujours recherchée et les effets sur la sévérité de maladie restent mal connus.
Méthodes
Nous avons réalisé une analyse secondaire des données de surveillance de la dengue au Burkina Faso. Les cas suspects de dengue enregistrés dans le cadre de la surveillance passive et saisis dans la plateforme STElab du ministère de la Santé ont été considérés. Nous avons les cas suspects qui ont bénéficiés d’une recherche de la co-infection paludisme et dengue. Un modèle de régression logistique binaire a été utilisé pour estimer les effets de la co-infection paludisme et dengue sur la présence de signes d’alerte et la présence de signes de gravité de la dengue en contrôlant pour les variables confondantes.
Résultats
Au total 51425 cas suspects de dengue ont été enregistré dans STELab en 2023. Parmi eux, 28717 (55,8%) ont bénéficié d’une recherche de la co-infection dengue et paludisme et ont été inclus dans notre étude. La dengue isolée representait 42.6% (n=12221) et la co-infection dengue et paludisme, 17.9% des cas (n=5145). Un paludisme isolé était retrouvé chez 9.2% des cas (n=2632) et 30.4% des patients ont été négatifs à le dengue et au paludisme. En analyse multivariée, la con-infection augmentait de 78% le risque d’avoir une dengue sévère (OR:1.78(1.28-2.48; p<0.001).
Conclusion
La co-infection paludisme et dengue est fréquente et constitue un facteur de risque de dengue sévère.
| Section | Recherche originale |
|---|---|
| Mot-clé 1 | dengue |
| Mot-clé 2 | paludisme |
| Mot-clé 3 | co-infection |
| Mot-clé 4 | Burkina Faso |