Description
Contexte : En République Centrafricaine, le taux de l’infection à VIH reste encore élevé. Le bien-être et la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH sont souvent affectés par des troubles dépressifs.
Objectif : Etudier l’ampleur des problèmes de santé mentale chez les femmes vivant avec VIH, et d’en analyser les déterminants.
Méthodes : Il s’agissait d’une étude transversale analytique couvrant la période du 1er janvier au 30 novembre 2024. La population d’étude était constituée des femmes séropositives, suivies du Centre National de Référence des Infections Sexuellement Transmissibles et de Traitement Antirétroviral de Bangui. Deux des questionnaires ont été utilisés : L’Inventaire de Dépression de BECK (IDB) pour évaluer le niveau de dépression et un autre questionnaire pour étudier ses déterminants. Les données ont été analysées à l'aide du logiciel Epi info.
Résultats : Nous avons enregistré un total de 570 femmes vivant avec le VIH pendant la période de l’étude. Leur âge variait entre 18 et 63 ans avec une moyenne à 31 ans (±6). La prévalence de la dépression chez les femmes séropositives au VIH à Bangui était estimée à 54,7%. Le fait d’avoir plusieurs enfants à charge, l’absence d’une activité génératrice de revenu, le fait de subir une pression psychologique de l’entourage, la notion de vécu de stress et la notion d’être abandonné par le partenaire étaient les principaux facteurs associés à la dépression.
Conclusion : La prévalence des troubles dépressifs chez les femmes séropositives est très élevée dans notre contexte. Un problème majeur de santé publique et de droit humain. Il apparait crucial de mettre en place un programme durable afin de détecter précocement les femmes présentant des signes de dépression et d’apporter un appui psychologique et social adapté.
| Section | Recherche originale |
|---|---|
| Mot-clé 1 | Troubles dépressifs |
| Mot-clé 2 | Femmes |
| Mot-clé 3 | VIH |
| Mot-clé 4 | Bangui |