9–11 sept. 2025
Palais des congrès de Cotonou
Fuseau horaire Africa/Porto-Novo

SURVEILLANCE SPATIALE DU PALUDISME PAR TÉLÉDÉTECTION ET SIG : FACTEURS DE RISQUE ET DYNAMIQUES VECTORIELLES AUX FRONTIÈRES DE LA CÔTE D’IVOIRE, DE LA GUINÉE ET DU MALI

P01_179
Non programmé
10m
Palais des congrès de Cotonou

Palais des congrès de Cotonou

Boulevard de la Marina, Cotonou
Communication orale Santé publique humaine,animale, environnementale et développement économique et social

Description

Le paludisme demeure un enjeu majeur de santé publique en Afrique de l’Ouest, notamment dans les zones frontalières de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et du Mali, où les conditions environnementales favorisent la prolifération des vecteurs. Cette étude vise à identifier et analyser les facteurs climatiques et environnementaux influençant la présence des habitats des vecteurs du paludisme à l’aide d’outils géospatiaux, de télédétection et d’analyses statistiques multivariées.
Les données climatiques, topographiques et environnementales (NDVI, NDBI, MNDWI) ont été croisées avec la cartographie de l’occupation du sol issue des images Sentinel-2 traitées sur Google Earth Engine. Un indice composite de risque environnemental a été développé, puis une analyse en composantes principales (ACP) a permis de dégager les facteurs structurants.
Les résultats de nos travaux révèlent que les mois de juillet à septembre sont les plus favorables à l’abondance des vecteurs, en lien avec des conditions climatiques propices (pluviométrie élevée et températures modérées). Les zones humides, végétalisées et agricoles constituent les milieux les plus favorables, tandis que les zones urbaines et les sols nus apparaissent moins propices. L’indice composite met en évidence des localités à risque élevé (Guélenkoro, Kimbirila, Kabangoué) et d'autres à faible incidence (Goulia, Kotoula).
L’Analyse en Composantes Principales (ACP) a mis en évidence trois grandes dimensions : les facteurs environnementaux (eau-végétation-bâtis), la topographie (zones à faible pente propices à la stagnation), et l’occupation du sol (zones agricoles et humides). Des localités telles que Guelenkoro, Kimbirila et Balandougouba présentent un risque élevé (>0,66), justifiant des stratégies ciblées de lutte antivectorielle.
Cette approche intégrée met en lumière l’importance de la télédétection et des SIG dans la surveillance vectorielle et la planification des interventions ciblées dans les zones transfrontalières. Elle renforce la nécessité d’une coordination régionale des politiques de lutte contre le paludisme dans un contexte de variabilité climatique.

Section Recherche originale
Mot-clé 1 Télédétection,
Mot-clé 2 paludisme,
Mot-clé 3 facteurs environnementaux,
Mot-clé 4 Afrique de l’Ouest,
Mot-clé 5 ACP,

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