9–11 sept. 2025
Palais des congrès de Cotonou
Fuseau horaire Africa/Porto-Novo

Que deviennent les moustiquaires imprégnées d’insecticide usagées après leur utilisation par les ménages au Burkina Faso ?

P01_229
Non programmé
10m
Palais des congrès de Cotonou

Palais des congrès de Cotonou

Boulevard de la Marina, Cotonou
Communication orale Santé publique humaine,animale, environnementale et développement économique et social

Orateur

Hervé Hien (Institut de recherche en science de la santé)

Description

Introduction : Les moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII) représentent l’outil principal de lutte contre la transmission du paludisme en Afrique subsaharienne. Toutefois, leur élimination en fin de vie soulève des enjeux environnementaux et sanitaires, en raison de pratiques informelles et de réutilisations détournées peu encadrées. Cette étude vise à évaluer les usages alternatifs et les pratiques de mise au rebut des MII usagées au Burkina Faso, après quatre campagnes nationales de distribution universelle.
Matériels et méthodes : Il s’est agit d’une étude transversale descriptive conduite dans les trois zones climatiques du pays, combinant une approche quantitative et qualitative. L’unité statistique était le ménage. Des entretiens individuels et des FG ont été réalisés. Un questionnaire ménage et un guide d’entretien de focus groupes ont été utilisés. Une observation du milieu de vie a complété la collecte des données. L’analyse des données quantitatives et qualitatives a été faite avec le logiciel R.
Résultats : Au total 3780 ménages et 12 focus groupes ont été réalisés. Parmi les ménages interrogés, 87,4 % ont déclaré avoir éliminé leurs MII devenues inutilisables. Les principales méthodes rapportées incluent l’usage détourné (67,4 %), l’élimination avec les ordures ménagères (61,4 %) et l’enfouissement (9 %). Les usages alternatifs les plus fréquents étaient : des clôtures pour des cultures (51,8 %), des cordes pour attacher des objets (40,4 %), des clôtures pour animaux (17,8 %), des clôtures domestiques (16,8 %), des couvertures de lit (13,3 %) et rideaux (12,6 %). Les groupes de discussion ont confirmé l’ensemble des pratiques rapportées.
Conclusion : Ces résultats mettent en lumière l’absence de dispositifs de collecte et de traitement des MII usagées pour protéger l’environnement et les populations. Ils soulignent l’urgence de développer des stratégies intégrées de gestion post-utilisation, incluant l’élaboration de directives nationales et l’implication communautaire

Section Recherche originale
Mot-clé 1 Moustiquaires imprégnées d’insecticide
Mot-clé 2 Réutilisation
Mot-clé 3 Élimination des déchets
Mot-clé 4 Paludisme
Mot-clé 5 Burkina faso

Author

Hervé Hien (Institut de recherche en science de la santé)

Co-auteurs

Dr Abdoulaye So (Institut de recherche en science de la santé) Dr Fadima Bocom (Institut de recherche en science de la santé) Dr Félicité Nana (Institut de recherche en science de la santé) Dr Herman Badolo (institut national de santé publique) Dr Herman Bazié (institut national de santé publique) Dr Hien Aristide (Institut de recherche en science de la santé) Prof. Maxime Drabo (Institut de recherche en science de la santé) Prof. Nicolas Meda (UFR/SDS, UJKZ) Dr Rosemonde Guissou (Institut de recherche en science de la santé)

Documents de présentation