9–11 sept. 2025
Palais des congrès de Cotonou
Fuseau horaire Africa/Porto-Novo

Prévalence des échecs virologiques chez les personnes vivant avec le VIH sous traitement antirétroviral au Togo entre 2020 et 2022

P04_184
Non programmé
10m
Palais des congrès de Cotonou

Palais des congrès de Cotonou

Boulevard de la Marina, Cotonou
Communication orale Santé Publique en milieu hospitalier

Description

Contexte. Depuis l’introduction du Dolutégravir en 2019 comme molécule de premier choix dans le traitement antirétroviral (TAR) au Togo, aucune étude nationale n’a évalué les échecs virologiques.
Objectif. Estimer la prévalence des échecs virologiques chez les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) sous TAR entre 2020 et 2022.
Méthodes. Il s’agit d’une analyse secondaire de la base de données nationale des PVVIH sous TAR entre 2020 et 2022. L’étude a inclus deux groupes : les enfants (<19 ans) et les adultes (≥19 ans). L’échec virologique a été défini comme une charge virale ≥ 1000 copies/ml après au moins 12 mois de TAR bien conduit. Les charges virales ont été mesurées par PCR en temps réel, avec un seuil de quantification de 40 copies/ml, ou 10 copies/ml pour les techniques ultrasensibles. Des analyses statistiques descriptives ont été réalisées avec le logiciel R.
Résultats. Au total, 33 420 PVVIH ont été inclus, dont 1 369 enfants (4,1%). La majorité provenait de la région du Grand Lomé (72,1%). L’âge médian était de 11 ans (IIQ : 8–14) chez les enfants et 43 ans (IIQ : 37–51) chez les adultes. La prévalence globale (2020-2022) de l’échec virologique était de 11,9% (IC95 % : 11,6–12,2), avec 35,0% chez les enfants et 11,0% chez les adultes. Cette prévalence était de 17,5% (1 312/7 506) en 2020, 12,8% (1 639/12 815) en 2021, et 8,0% (1 042/13 099) en 2022. On notait également, une disparité selon le sexe 69,5% chez les femmes contre 30,3% chez les hommes. Enfin, la proportion d’échecs virologiques étaient plus élevés chez les patients sous ligne alternative (38,8%) que sous première ligne (9,2 %).
Conclusion. L’échec virologique reste fréquent, notamment chez les enfants et les patients sous ligne alternative. Ces résultats soulignent la nécessité de renforcer l’observance au traitement.

Section Recherche originale
Mot-clé 1 échec virologique, PVVIH, Dolutégravir, Togo

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