Description
Contexte : Les méthodes économiques permettent d’évaluer l’efficience des interventions en santé, mais soulèvent des défis méthodologiques et éthiques, notamment en l’absence de valeurs tutélaires explicites pour interpréter les ratio différentiel coût/résultats.
Objectifs : Cette étude mobilise la méthode d’évaluation contingente pour estimer la disposition à payer pour une santé parfaite, en tenant compte des préférences individuelles. Elle permet de mesurer l’impact des événements de santé (maladies chroniques ou aigues) sur le bien-être des individus.
Méthodes : Cette étude transversale a été menée à l’aide d’un questionnaire structuré soumis par internet auprès de 401 adultes de la population générale béninoise. Les arbitrages santé-revenu recueillis ont été modélisés à l’aide d’un modèle probit ordonné. Une régression linéaire multiple a été ensuite réalisée pour identifier les facteurs déterminants de la disposition à payer.
Résultats : La part du revenu mensuel que les répondants auraient été prêts à renoncer, au cours des 12 derniers mois, pour être en parfaite santé était de 73 505 FCFA, (soit environ 125 $ US), avec une médiane de 35 750 [IQR : 10 000 – 85 000] FCFA (soit 61 $ US). Dans le modèle ajusté, le niveau de vie (β = 0,465 ; p < 0,0001) et l’état de santé (β = 602,1 ; p = 0,0409) étaient significativement associés à la disposition à payer. En analyse non ajustée, seuls l’âge (β = 1750 ; p < 0,0453) et le niveau de vie (β = 0,4843 ; p < 0,0001) montraient une association significative à la disposition à payer.
Conclusion : La disposition à payer varie principalement selon le niveau de vie, tandis que l’état de santé perçu semble jouer un rôle plus limité.
| Section | Recherche originale |
|---|---|
| Mot-clé 1 | Disposition à payer |
| Mot-clé 2 | Méthode d'évaluation contingente |
| Mot-clé 3 | Afrique subsaharienne |