9–11 sept. 2025
Palais des congrès de Cotonou
Fuseau horaire Africa/Porto-Novo

Accessibilité et acceptabilité des soins après-avortement : une étude qualitative sur l'expérience des femmes à Kaya, au Burkina Faso

P04_151
Non programmé
10m
Palais des congrès de Cotonou

Palais des congrès de Cotonou

Boulevard de la Marina, Cotonou
Communication affichée Santé Publique en milieu hospitalier

Description

Contexte : Dans les pays d’Afrique subsaharienne, les soins après-avortement (SAA) demeurent difficiles d’accès, notamment pour les femmes vivant en milieu rural et en situation de précarité.
Objectif : Cette étude visait à d’explorer les expériences de femmes ayant recouru aux SAA, en mettant en évidence les inégalités dans la qualité de ces soins selon leur statut sociodémographique, à Kaya, au Burkina Faso.
Méthode : Nous avons mené une étude qualitative exploratoire en novembre 2021. Les données ont été recueillies à travers 35 entretiens approfondis avec des femmes de 15 à 49 ans ayant souffert de complications liées à l’avortement et ayant participé à une enquête par échantillonnage par réseau (RDS) en octobre 2021. En complément, huit entretiens ont été réalisés avec des représentantes d’associations communautaires actives dans la santé sexuelle et reproductive. Une analyse thématique a exploré la stigmatisation de l’avortement dans la communauté, suivie d’une analyse typologique comparant les expériences d’accessibilité et d’acceptabilité des SAA entre les adolescentes et les femmes plus âgées.
Résultats : l’avortement était fortement condamné dans la société. La loi sur l’avortement était peu connue des représentants d’associations locales, et les femmes. Les femmes non mariées, en particulier les adolescentes, étaient les plus stigmatisées et rencontraient des obstacles majeurs dans l’accès aux SAA, notamment la peur de poursuites judiciaires. La majorité d‘entre elles ont rapporté des délais d’attente prolongés, des abus verbaux et l’absence de confidentialité des soins. En revanche, les femmes mariées ou disposant de ressources économiques ont trouvé les SAA assez accessibles et acceptables.
Conclusion : Cette étude a mis en lumière des inégalités structurelles dans la qualité des SAA à Kaya. Elle souligne l’urgence de réformer les politiques de santé reproductive pour garantir un accès équitable à des soins sécurisés et respectueux, indépendamment du statut social ou matrimonial des patientes.

Section Recherche originale
Mot-clé 1 Soins après-avortement
Mot-clé 2 Accessibilité
Mot-clé 3 Acceptabilité
Mot-clé 4 Inégalités
Mot-clé 5 Burkina Faso

Author

Rachidatou COMPAORE (Institut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS/CNRST))

Co-auteurs

Dr Caron KIM (Programme spécial des Nations Unies pour la recherche, le développement et la formation à la recherche en reproduction humaine (HRP) – PNUD/UNFPA/UNICEF/OMS/Banque mondiale, Département Santé Sexuelle et Reproductive, OMS, Genève, Suisse) Dr Clémentine ROSSIER (Institut de Démographie et Socio-économie, Université de Genève, 40 Bd du Pont d’Arve, 1211, Genève, Suisse) Dr Martin BANGHA (Centre africain de recherche sur la population et la santé (APHRC), Nairobi,Kenya) Dr Moussa ZAN (Université Joseph Ki-Zerbo, Ouagadougou, Burkina Faso) Dr Onikepe OWOLABI (Guttmacher Institute, 125 Maiden Lane, 7e étage, New York 10038, États-Unis) Prof. Seni Kouanda (Institut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS/CNRST))

Documents de présentation

Actes