Description
Les vices de réfraction représentent un problème de santé publique majeur, de déficiences visuelles évitables, responsable d’échecs scolaires et impactant l'éducation des enfants. Ils représentent la deuxième cause de cécité évitable après le trachome. Cette étude vise à dresser un profil épidémiologique des amétropies chez les collégiens de la préfecture d'Agoe-Nyvié en 2024.
Méthodologie
L'étude a été réalisée du 1er mars au 31 mai 2024, impliquant 16 117 collégiens âgés de 10 à 24 ans. Un échantillonnage aléatoire simple a été utilisé pour sélectionner les établissements. Les participants ont subi un examen ophtalmologique complet, incluant une réfraction automatique sous cyclopentolate. Les données ont été analysées avec des outils statistiques appropriés.
Résultats
Sur les 2 024 collégiens examinés, la prévalence globale des amétropies était de 12,18 %. Les signes fonctionnels les plus fréquents incluaient la baisse d’acuité visuelle (58,72 %) et les céphalées (53,92 %). L’astigmatisme était le type d’amétropie le plus courant (44,07 %), suivi de l'hypermétropie (40,81 %) et de la myopie (13,49 %). Les antécédents familiaux et l’exposition accrue aux écrans ont été les principaux causes retrouvés. La majorité des élèves (99,36 %) ont bénéficié d'une correction optique.
Conclusion
Les amétropies sont un problème de santé significatif chez les collégiens d'Agoe-Nyvié, nécessitant des actions concertées pour améliorer le dépistage et l'accès aux soins ophtalmologiques. L’étude souligne l'importance d’une sensibilisation, d'un dépistage précoce et d’une prise en charge adéquate pour prévenir des complications comme l'amblyopie et le strabisme.
| Section | Recherche originale |
|---|---|
| Mot-clé 1 | Amétropie, Myopie, Hypermétropie, Astigmatisme, Collégiens, Togo |