9–11 sept. 2025
Palais des congrès de Cotonou
Fuseau horaire Africa/Porto-Novo

La planification de la fécondité chez les futur·e·s infirmier·ère·s et sage-femmes : entre impératifs universitaires, quête de stabilité professionnelle et recours à l'IVG

P02_293
Non programmé
10m
Palais des congrès de Cotonou

Palais des congrès de Cotonou

Boulevard de la Marina, Cotonou
Communication orale Contribution de la santé publique à la performance des systèmes de santé

Description

Contexte : La planification de la fécondité apparait comme un aspect primordial pour un cursus universitaire optimal.
Objectif : Cette recherche essaye de comprendre comment les infirmier·ère·s et les sage-femmes planifient leur projet de maternité ou de fécondité en lien avec leur parcours universitaire et leur insertion professionnelle.
Méthode : Une étude transversale a été menée auprès d'un échantillon de 482 étudiants en formation en soins infirmiers et obstétricaux à l'Université de Parakou. Un échantillonnage représentatif des effectifs estudiantins a permis de colliger les essentielles sur la planification de leur fécondité et les facteurs influençant leurs décisions.
Résultats : La majorité des étudiants étaient des femmes (73,24 %), et résidaient en milieu urbain (69,09 %) avec un âge moyen de 21,91 ans. Environ 29,88 % disposaient d’une situation économique moyenne ou stable. Près de 14,11 % avaient déjà connu une grossesse, dont 41,18 % n'ont pas abouti à terme, principalement en raison d’avortements provoqués (97,06 %), motivés par la peur de compromettre les études ou l’absence de préparation à la parentalité. Une large majorité (85,27 %) souhaitait reporter les naissances jusqu’à la fin des études, mais ce souhait diminue à mesure que progresse le cursus, l'obtention d'un diplôme apparaissant comme un moment propice pour enfanter. Malgré cela, 10,22 % ne parviennent pas à retarder la parentalité, notamment en Master. La stabilité professionnelle et économique (65,98%) est le facteur le plus influent sur la planification de la fécondité, avec 95,02% des étudiants estimant qu'il est propice d'enfanter avant 30 ans.
Conclusion : Le recours fréquent à l'IVG pour gérer les grossesses non-désirées reflète une volonté de prioriser les études au détriment de la santé. Un encadrement de l’IVG parait plus que jamais d’actualité dans le déploiement des politiques publiques.

Section Recherche originale
Mot-clé 1 Planification fécondité
Mot-clé 2 Cursus universitaire
Mot-clé 3 Soins infirmiers
Mot-clé 4 Bénin

Author

Fousséni SEIBOU (Institut régional de santé publique du Bénin ou institut régional de santé publique Comlan Alfred Quenum (IRS-CAQ), Université d’Abomey Calavi)

Co-auteurs

Prof. David HOUÉTO (Faculté de Médecine, Université de Parakou, Parakou, Bénin) Dr Patrick Charles MAKOUTODÉ (Institut régional de santé publique du Bénin ou institut régional de santé publique Comlan Alfred Quenum (IRS-CAQ), Université d’Abomey Calavi)

Documents de présentation