9–11 sept. 2025
Palais des congrès de Cotonou
Fuseau horaire Africa/Porto-Novo

Analyse de l'impact des facteurs climatiques sur la dynamique de transmission spatiale du virus de chikungunya, au Sénégal

P01_239
Non programmé
10m
Palais des congrès de Cotonou

Palais des congrès de Cotonou

Boulevard de la Marina, Cotonou
Communication affichée Santé publique humaine,animale, environnementale et développement économique et social

Orateur

MAYASSINE DIONGUE (ISED / UCAD)

Description

Contexte : Le chikungunya représente une arbovirose émergente dont la transmission est fortement influencée par les variations climatiques.
Objectif général : Ce travail vise à évaluer l'impact des facteurs climatiques (température et précipitations) sur la dynamique de transmission spatiale du virus, afin d'améliorer les stratégies de surveillance et de prévention.
Méthode : Cette étude descriptive rétrospective et analytique a exploité les données épidémiologiques de chikungunya collectées par la Direction de Surveillance Épidémiologique du Ministère de la Santé du Sénégal entre janvier 2023 et septembre 2024. Les données climatiques ont été obtenues via des systèmes de surveillance satellitaire. Des analyses géospatiale et de corrélation ont été effectuées entre les cas de chikungunya et les variables climatiques pour identifier les conditions favorisant la transmission.
Résultats : L'analyse géospatiale a révélé une forte concentration des cas de chikungunya dans les régions sud-est du Sénégal avec Kédougou (181 cas) et Tambacounda (137 cas). Juillet et octobre est la période de forte transmission du virus, avec des températures optimales entre 25°C et 29°C. Un pic de 38 cas hebdomadaires a été enregistré en août 2023, coïncidant avec des températures autour de 28°C. Les précipitations ont joué un rôle crucial, avec une augmentation des cas durant la saison des pluies et immédiatement après, particulièrement dans les régions où les précipitations dépassaient 200 mm par semaine.
Conclusion : Cette étude démontre l'influence des variations climatiques sur la transmission du chikungunya, en particulier dans les régions forestières du sud-est du Sénégal. La plage thermique optimale (25-29°C) favorise l'activité vectorielle. Ces résultats soulignent l'importance d'adapter les stratégies de prévention aux conditions climatiques spécifiques et de renforcer la surveillance notamment du réseau de surveillance 4S de l'Institut Pasteur, dans les zones à risque, particulièrement durant et après la saison des pluies.

Section Recherche originale
Mot-clé 1 Chikungunya, Climat, Température, Précipitations, Sénégal

Author

MAYASSINE DIONGUE (ISED / UCAD)

Documents de présentation

Actes