Description
Introduction
Au Sénégal, les mutilations génitales féminines (MGF) constituent une pratique profondément ancrée au Sénégal et touchent généralement les filles à un très jeune âge. La prévalence des MGF reste pratiquement inchangée depuis au moins deux décennies. L’objectif de cette étude est d’identifier les facteurs associés à l’évolution de cette pratique au Sénégal.
Méthodes
Cette étude est une analyse secondaire des données extraites des enquêtes démographiques et sanitaires sénégalaise (EDS) de 2015 à 2023. Aussi bien chez les femmes 15-49 ans que chez leur fille, la variable dépendante était "être excisée"codée "Oui" si la femme et/ou la fille était excisée.
Une analyse descriptive a été réalisée. Une analyse multivariée avait été faite pour déterminer les Odds Ratios Ajustés (ORaj). L’ajustement a été fait sur les années.
Résultats
Les prévalences de l’excision étaient en 2015 (24,2%), 2016 ( 22,7%) , 2017 (24,0%) , 2018 (23,3%), 2019 (25,2%) et en 2023 (20,1%). La majeure partie des femmes excisées l’était entre 0 et 9 ans. La forme de mutilation la plus fréquente est « flesh removed from genital area » dont la fréquence passe de 58,3% en 2015 à 76,5% en 2023. L’infibulation qui étaient la moins pratiquée avec 7% en 2015 augmente pour passer à 25,6% en 2023. Les facteurs associés à l’évolution des MGF chez les femmes sénégalaises étaient la région de résidence et le niveau socio-économique. Les facteurs de risque de l’excision chez la fille étaient entre autres le fait que la mère est excisée.
Conclusion
Notre étude a montré que le fait que la mère soit excisée est un facteur de risque pour la fille. Pour infléchir la courbe, des interventions ciblées dans les régions hotspot devaient être fait par les décideurs politiques en prenant en compte des aspects liées à l’empowerment des femmes.
| Section | Recherche originale |
|---|---|
| Mot-clé 1 | Mutilation génitale féminine |
| Mot-clé 2 | Evolution |
| Mot-clé 3 | Sénégal |
| Mot-clé 4 | Facteurs de risques |